a vous
venus d'ailleurs
venus de ou?
Sortis du c½ur
mes petits bouts
bouts de ficelles
et bouts de vie
mes hirondelles
douces envies
le ciel vous a portés si haut
mais pas autant que mes pensées
le temps vous berce en son bateau
bien moins que le doux fils de mes pensées
la vie vous mènes sur son flot
mon c½ur sur son lit de pensées
et si minable est ce poème
qu'il faudra souvent se pincer
pour trouver le temps d'un je t'aime
à déposer sans y penser
au fin fond de vos c½urs caramel
que j'ai plaisir à faire danser
au son de mes rêves de père
que nul ne pourra effacer
au fond desquels douceurs amères
viennent glisser sur mon passer
et se refondre dans un présent
qui bien toujours est trop pressé
s'en va fuir le doux instant
de la saveur de vos baisers
il n'y aura pas de demain
pas d'au revoir ni d'hier
tant que la chaleur de vos mains
sera dans celle de votre père
il n'y aura pas d'au revoir
ni d'au de-là ni de bonsoir
tant que le souffle de la vie
de vous me laissera ravi
amour sincère et sans limite
d'un père, d'un père, d'une âme en fuite
fuite d'instants trop envolés
dans l'océan de nos années
quand les secondes valent des heures
quand dans huit jours vaut : tout à l'heure
quand une année en vaut deux cents
je sais pourquoi coule mon sang
et fier je suis alors enfin
de contempler et de prier
par ces bambins qui bien trop vite
de par ce monde ont pris la fuite
le vent qui porte les saisons
ne retient que le souvenir
fasses que reste en ma raison
l'image qui ne pourra périr
ces deux fillettes et vole au vent
le souvenir de mes vingt ans
mon c½ur offert pour ces enfants
mon nom, ma vie, vive le sang
et fière l'amertume s'envole
rayon de brume, au matin pâle
d'ou la rosée vient caresser
la larme chaude que j'avale
$) $) $) $)